SARAH Cloutier – Portfolio 2022

La pratique artistique de Sarah Cloutier explore des concepts sociologiques sous forme de PEINTURE FIGURATIVE SURRÉALISTE. Des individus interagissent parmi les couleurs et les formes, activant leur corps dans des milieux tantôt urbains, tantôt imaginaires. Des mains s’animent dans un élan de contrôle, de liberté, de savoir-faire, en quête de contact, de lien tangible avec la réalité en réponse à l’omniprésence des technologies numériques.

Vie moderne, 2022, huile et acrylique sur toile, 61×122 cm

Getting to know you, 2022, acrylique sur toile, 90×122 cm

L’eau changé en vin, 2022, acrylique sur toile, 152×122 cm

Vanitas de confinement, 2021, acrylique et collage sur toile, 90×122 cm

Ses peintures sont des explorations d’harmonie des contrastes, alternance d’ambiguïté et de sécurité, de contrôle et de chaos, reflétant un dilemme auquel font face les humains à plusieurs moments durant leur vie: quoi choisir entre la voie de la sécurité contrôlante en opposition à celle de la liberté anxiogène? Entre l’indépendance de pensée et l’absence de doute que propose l’endoctrinement? La peinture permet l’alternance entre ces doutes et ces certitudes, que ce soit à travers les différentes textures, les jeux d’échelle et les jeux de lumière, ou encore les différentes expressions faciales. Voilà pourquoi c’est à travers la peinture que l’artiste s’identifie au thème de « comprendre qu’on ne comprend rien », tentant de traduire visuellement des parties de réalité qui forment l’existence humaine en société québécoise. Notons que dans sa pratique, Sarah reconnais que les oppositions qu’elle dépeint font partie d’une logique binaire apprise et perpétuée en sociétés occidentales. Et c’est en travaillant avec cette logique qu’elle peut mieux la comprendre et peu à peu, tenter de s’en défaire.

« La logique binaire qui façonne notre mode de penser et d’être n’est pas « naturel » chez l’humain, mais plutôt apprise et structurée au fil du temps par les institutions et les idéologies de l’Occident. »

  • Lacasse, Germain. (1996). La postmodernité : fragmentation des corps et synthèse des images. Dans « Cinémas », 7 (1-2), p. 167-185, https://doi.org/10.7202/1000938ar

Immortelle, 2022, huile et acrylique sur toile, 122×152 cm

Création réalisée sous l’écoute de la composition jazz d’Alexandre Dion, une chanson nommée « Immortal ». Sarah a travaillé dans un premier temps en discutant avec le musicien pour comprendre les sujets et les émotions véhiculés par sa composition; puis, dans un deuxième temps, en créant à partir de l’écoute des rythmes, des accords et des mélodies de la musique. Les thèmes éclairés par la discussion consistent, entre autres, du milieu urbain, de la solitude, des idéologies capitalistes, du processus de globalisation et des villes qui ne dorment plus, de l’importance de nourrir nos créativités, de l’impact de la musique et des arts visuels sur nos corps, et de l’affect de manière général.

Projet d’installation au CDEx de l’UQAM, Décembre 2022

Là où on met les pieds, les mains, la langue. Acrylique et huile sur toile, 15×6 pieds


Laisser un commentaire