Projet d’exposition collective à la Place du marché Atwater – 1er novembre 2024 jusqu’au 1er avril 2025.
Artistes-commissaires: Sarah Cloutier et Alexandra Riesemberg
Artistes exposé.e.s : Esther Calixte-Bea, Sarah Cloutier, Marie-Danielle Duval, Caroline Douville, Iryna Merkulova, Michelle Paterok, Alexandra Riesemberg.






CHLOROPHYLLE ET MÉLANINE
7 peintres, 14 oeuvres, 7 relations au territoire et à l’environnement intégrées à l’espace public
Afin de donner à voir l’importance d’une multiplicité de points de vue au sein de la crise climatique, notre groupe de peintres issu de la diversité désire questionner la domination du monde politique sur notre rapport au territoire. Dans une approche diversifiée et complémentaire, nous voulons montrer l’urgence de voir la nature autrement, que ce soit autrement qu’un bien immobilier affecté par l’offre et la demande du marché, qu’une source d’exploitation ou un lieu de pouvoir par exemple.
Le rapport entre politique, environnement et territoire pose des réflexions qui s’étendent jusqu’à l’identité, la culture et le nationalisme.
Notre groupe d’artistes québécois.e.s et canadien.ne.s Cette exposition explore donc les concepts de quête identitaire, de déracinement, d’attachement, de mouvement, de transformation, ainsi que la relation individuelle et collective au territoire et à la nature. Nous proposons de repeupler l’imaginaire collectif en présentant sept artistes peintres contemporain.e.s issu.e.s d’une multiplicité culturelle et leur différent dialogue avec l’environnement. Nos divers rapports au territoire sont ainsi révélés à travers la matérialité de la peinture et le réservoir visuel ou d’images qu’elle représente en tant que médium. Ce faisant, notre groupe revisite les images de la nature véhiculées par l’histoire de la peinture québécoise et canadienne, afin d’illustrer en quoi elle s’étend largement au-delà d’une immersion totale dans un paysage sauvage. C’est ce que proposaient entre autres les peintres paysagistes tels que Ozias Leduc, Marc-Aurèle Fortin, Emily Carr et le Groupe des Sept.
Contrairement à leur désir de représenter une nature dite sauvage, transcendante et spirituelle, c’est-à-dire une vision colonisatrice et masculine d’un territoire habité, nous souhaitons démocratiser et diversifier les représentations du paysage québécois. Sans toutefois ternir leur apport indéniable dans l’histoire de la peinture québécoise et canadienne, ainsi que dans l’imaginaire collectif encore à ce jour, nous désirons faire le pont entre leur discours, l’art contemporain et les enjeux territoriaux qui nous habitent.
En résumé, notre groupe tente de déconstruire les rapports patriarcaux, capitalistes et eurocentrés que nous perpétuons envers la nature et le territoire, en commençant par changer notre manière de voir. Par les couleurs, les formes, les sujets, les perspectives et la subjectivité de la matérialité, nos peintures ouvrent les réflexions et tentent d’imaginer un avenir commun, diversifié, flexible.